juin 24, 2015

[Tribune] La nomination qui ne passe pas

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Yacine Chaouat a démissionné de son poste de secrétaire national adjoint à l’intégration au sein du PS, moins de 24 heures après sa nomination. Avec mon amie, l’avocate Yaël Mellul, spécialiste des violences conjugales, nous sommes largement mobilisées pour son éviction.

 

Voilà pourquoi : 

 

« Les violences faites aux femmes sont l’une des violations les plus systématiques et les plus répandues des droits fondamentaux. Sur notre continent européen, la violence conjugale est la principale cause de mortalité chez la femme, estime le juge Dominique Ferrière, qu’il s’agisse de suicides, d’homicides ou de décès dus à des pathologies en lien avec les violences.

On sait qu’une femme est plus en danger chez elle qu’à l’extérieur, la délinquance intrafamiliale étant la plus élevée. Or, seules 11% des femmes victimes de violences ou de viol portent plainte. Et si elles ne portent pas plainte, c’est qu’elles ne se sentent pas protégées par la loi. »

 

Tribune à lire dans son intégralité ici

 

juin 10, 2015

[Interview] De l’UMP aux Républicains, mon engagement auprès d’Alain Juppé

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Retour sur le Congrès fondateur des Républicains et mon engagement auprès d’Alain Juppé sur le plateau de TV Fil 78.

A regarder ici.TVFIL_Juin

juin 01, 2015

[Tribune] Mon choix s’appelle Alain Juppé

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Publiée dans l’Opinion retrouvez ci-après ou ici la tribune par laquelle j’explique mon engagement aux côtés d’Alain Juppé.

 

« Ceux qui ont refusé, comme moi, d’assumer une voie qui vise inéluctablement à rétrécir notre mouvement, se sont souvent sentis à l’étroit, ces dernières années, à droite. Notre vision de la société française et notre espoir dans l’engagement politique qui est le nôtre nous ont conduits à refuser un parti politique conservateur et identitaire quand il n’était pas parfois carrément réactionnaire.

Certains ont voulu nous disqualifier en usant et abusant du nouveau point Godwin « reductio ad boboem ». Pourtant ils devraient reconnaître que la stratégie politique qui a été adoptée nous a amenés à une double défaite. Une défaite électorale, d’abord, quoi qu’en pensent ceux qui ont préféré se réfugier derrière le mythe de la « victoire volée » et nous ont interdit d’interroger les raisons de cet échec. Cela aurait pourtant été une œuvre utile. Et cela n’était pas faire offense à Nicolas Sarkozy, ni à son bilan, ni à l’enthousiasme – véritable et militant – soulevé pendant sa campagne. Une défaite culturelle ensuite, d’autant plus violente que les thématiques de justice, de nation et de laïcité ont été pillées par l’extrême-droite. Pour le pire.

Or, jamais notre société n’a été autant fracturée. Entre agglomérations et hypercentres denses d’emplois, de culture, de numérique et de services d’un côté, et grandes banlieues, périphéries et zones rurales reléguées de l’autre. Entre une jeunesse qui manifeste derrière des bannières de fraternité et de rassemblement et avec pour slogan « je suis Charlie, je suis Français » et une autre qui entonne le refrain du « deux poids, deux mesures » et se laisse aller à des comparaisons entre les prêcheurs de haine, de Dieudonné à Soral, et ceux qui les combattent sans relâche.

Face à ces dramatiques divisions, il est temps que le rassemblement et l’apaisement s’opèrent en actes et sans angélisme. Que les réformes soient accomplies, sans crainte de bousculer des intérêts particuliers qui se traduiraient soi-disant par une désaffection dans les urnes, alors que la désaffection est déjà là.

La primaire ouverte qui aura lieu en novembre 2016 suppose la clarté. Et un choix. Le mien est fait : il s’appelle Alain Juppé. Je suis en effet trop européenne pour accepter que l’on accuse « Bruxelles » – abstraction vide de sens –, trop amoureuse de mon pays pour tomber dans le déclinisme et le french bashing, trop libérale pour me retrouver dans la défense de rentes de situation et de privilèges. Je ne peux soutenir un candidat qui balaie d’un revers de main des milliers de familles en leur déniant le droit d’exister et d’être reconnues. Trop attachée à l’identité heureuse de la France pour refuser le communautarisme complice et la stigmatisation coupable.

Le drame de notre famille politique, c’est de n’avoir plus qu’une lecture en termes de tactique des positionnements individuels. Ceux qui se contentent de suivre sans réfléchir, de prendre tous les virages, au minimum, à 180°, se rendent-ils compte parfois que leur parcours est bien plus plein de zigzags que ceux qui sont restés fidèles à leurs idées, fussent-elles incarnées dans le temps par des personnalités différentes ?

Cette lecture erronée est la meilleure façon d’assécher le débat d’idées. Or, ce débat aura lieu. Grâce et avec la primaire. Et aucun candidat ne pourra s’y dérober. »

 

Aurore Bergé est élue des Yvelines, conseillère nationale de l’UMP, en charge des enjeux numériques dans la refonte des statuts du parti. 

 

mai 24, 2015

vive le blasphème

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Voilà. Le ridicule d’Aymeric Caron et la cohorte vulgaire de ceux qui vomissent Caroline Fourest, autant pour ce qu’elle est que pour ce qu’elle écrit, m’auront convaincue de lire Éloge du blasphème.

J’aime Caroline Fourest, avec ses excès d’intransigeance, ses mots parfois un peu trop hauts, sa rage de la dispute et du débat, ses combats – qu’on peut récuser, refuser, ne pas partager – et surtout, son intelligence des mots.

Cet essai est une invitation à redonner du sens aux mots. A refuser de tout niveller. De tout placer sur un pied d’égalité.
A combattre avec détermination tous les racismes et tous les communautarismes , à refuser de nous soumettre ou de renoncer à ce qui fait une part majeure de notre identité : le droit conquis au blasphème, à la liberté de rire et de se moquer des croyances et des religions ce qui n’est pas et n’a jamais été se moquer des croyants. Les sincères, les vrais, ceux qui sont habités par une foi qu’ils ne brandissent pas pour exclure et n’envisagent pas d’imposer tant ils savent ce sentiment aussi intense qu’intime.

« Menacés par les fanatiques, censurés par les lâches, les esprits libres de tous les continents n’en finissent plus de se battre, sur tous les fronts, pour maintenir un monde éclairé. La bougie qui les guide s’appelle le droit au blasphème. »

avril 20, 2015

[Article] La révolution numérique à l’UMP ?

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Retour dans l’Express sur le travail mené au sein de la commission des statuts de l’UMP sous l’égide de Nathalie Kosciusko-Morizet au sein de laquelle je coordonnais la commission chargée du numérique.

>> Le gros du travail a porté sur la révolution numérique. Coordonné par Aurore Bergé, jeune élue des Yvelines, le groupe « Modernisation des pratiques politiques et déploiement du numérique » veut sortir d’une logique de simples adhérents et mettre en place différents degrés d’implication dans la vie de l’UMP. <<

Article à lire dans son intégralité ici

 

avril 20, 2015

Mon engagement auprès de l’université Versailles-Saint-Quentin

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Je suis très honorée de la confiance qui m’a été faite par le Président de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines qui m’a chargée de représenter notre collectivité au sein de la Fondation de l’Université Versailles Saint-Quentin.

Celle-ci doit être au cœur de l’ambition de notre territoire.

 

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février 20, 2015

[Débat] « Quel féminisme à droite ? »

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Le 16 février, j’étais heureuse de retrouver les bancs de Sciences Po Paris, cette fois-ci en tant qu’intervenante sur un sujet qui m’est cher et qui avait été l’occasion pour moi d’écrire un livre avec deux jeunes femmes engagées en politique : le féminisme.

Retour sur ce débat avec le billet de blog de l’association qui l’organisait, Politiqu’elles !

 

« Dès le début du débat, Aurore affirme que le féminisme n’est pas un « truc de bonnes femmes mal baisées ».Certes consciente de la mauvaise réputation dont est victime le qualificatif de « féministe », elle souhaite faire changer cette vision du féminisme et défend ce que l’on pourrait appeler le féminisme dernier vague, celui qui prône l’égalité homme-femme et l’inclusion des hommes dans la lutte pour l’extension de l’égalité des sexes et des droits des femmes.« 

janvier 08, 2015

Du cri de Philippe Val aux cons qui vous aiment aujourd’hui #jesuisCharlie

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Je ne sais pas dessiner, je n’ai jamais su. Mais j’ai grandi avec vous.

Grandir dans une famille où l’humour, l’insolence et le débat sont des valeurs cardinales m’a permis de me tâcher les mains à l’encre de journaux qui forgent des consciences, comme Adeline François le décrivait avec une si belle justesse ce matin sur RTL. Elle a réussi à tenir sa chronique sans larmes mais les miennes ont coulé. Elles ont coulé en écoutant le témoignage de Philippe Val, lui l’ancien directeur de la rédaction de Charlie pendant 17 ans, l’ami, le frère d’armes. Lui qui rappelait la présence et les mots d’Elisabeth Badinter pendant le procès des caricatures – le risque du silence si Charlie était condamné. Parce qu’heureusement, dans ce pays d’histoire judéo chrétienne, on a appris que l’on pouvait « bouffer du curé » à coups de caricatures tout autant que l’on respectait ceux qui croient.

Décidément, d’ailleurs, les Badinter savent trouver les mots justes. Robert Badinter rappelait le risque d’une justice d’exception et la nécessité du refus de tout amalgame. Je m’aperçois que je commets dans ces lignes le crime de la bien-pensance : je cite les Badinter ! Blasphème condamnable au regard des « trolls » qui pululent cachés derrière leurs petits écrans et préfèrent réveillonner avec les d’jeuns du Front National. Pas vraiment ma came. J’aime l’intelligence et il se trouve que dans sa famille, ils n’en sont pas exempts.

Je ne sais pas dessiner mais je remercie ceux qui savent. Avec talent.

Hommage d'Uderzo à Charlie Hebdo, publié le 8 janvier sur Twitter

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Ceux qui ont même réussi à nous arracher un sourire alors que depuis hier nous sommes stone.

Louison

 

Je ne sais pas dessiner, mais hier soir j’ai brandi un stylo Place de la République. On s’est tenus chaud et on s’est rassurés en voyant cette place remplie, en voyant les images des rassemblements à Nantes, Reims, Nancy, Toulouse, Marseille… On s’est même dit que l’idée que l’on se faisait de notre pays n’était pas tout à fait morte si, plutôt que de faire les soldes, les Français étaient capables d’être debout ensemble pour défendre notre liberté. Ils ont tué Charb, Cabu, Honoré, Wolinski et Tignous mais ils n’ont pas tué Charlie. Charlie sera éternel.

Parce que comme le criait Philippe Val hier « on ne peut pas exterminer une façon de penser ». Parce que l’irrévérence, l’insoummission et l’insolence sont le signe de la vitalité de notre démocratie.

 

A penser à tous les témoignages entendus depuis ses 30 dernières heures, à l’incapacité pour moi d’en faire abstraction et de me déconnecter, je me souviens de cette Une d’un numéro de Charlie que j’ai précieusement gardée « c’est dur d’être aimé par des cons ». Et les cons, franchement, ils sont de sortie depuis qu’une manifestation « officielle » est organisée ce dimanche.

Ce matin, l’image de deux Présidents se retrouvant à l’Elysée avait de l’allure. C’est ça la République. Celle qui sait se rassembler quand on tente de l’ébranler, de la déstabiliser de l’intérieur, de la faire taire. Mais elle est où la République quand l’unique objectif de ceux qui ont découvert hier leur amour pour Charlie est d’être « bien placé » en tête de cortège ? Parce que nous, hier soir, on n’a pas eu besoin d’invitation sur papier cartonné pour se réunir.

Et on n’a pas besoin de vous en tête de cortège. En tête, on veut voir leurs frères de crayon, leurs camarades, leurs potes, leurs familles, leurs collègues. Et surtout, on veut une foule immense qui prenne possession des places et des rues de France. Et cette foule, j’en suis certaine, elle acceptera d’embrasser tous ceux qui partagent le même amour de la liberté, de la démocratie et de la République.

décembre 30, 2014

[Tribune] Surveillance de l’Internet : l’étrange cadeau de Noël de Manuel Valls

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[Tribune que j'ai cosignée avec Jean Spiri, adjoint au Maire de Courbevoie sur Atlantico]

 

Publié le 24 décembre, un décret précise les modalités d’application de l’article 20 de la Loi de Programmation Militaire. Cet article prévoit un accès très vaste – et très peu contrôlé – des services de l’Etat aux télécommunications des Français, bien au-delà des enjeux de défense nationale. Il avait déjà fait l’objet d’un débat vif lors de la discussion du projet de loi – et même la CNIL avait pointé du doigt les insuffisances de ce texte.

Plusieurs parlementaires s’en étaient émus, Xavier Bertrand, Laure de La Raudière, les écologistes, car si les motifs des interceptions sont légitimes, qu’il s’agisse de la sécurité nationale, de la lutte contre la criminalité ou de la préservation de notre potentiel économique, ils ne conduisent pas automatiquement à rester flou sur le périmètre autant que les procédures de ces interceptions !

 

Cessons ce kidnapping intellectuel qui voudrait que la fin impose de ne jamais s’interroger sur les moyens…

Le décret ne corrige absolument pas ces ambiguïtés. Le périmètre des interceptions paraît infini, de même que la liste des services des Ministères de l’Intérieur, de la Défense et des Finances qui peuvent déclencher cette surveillance. Il n’y a aucun contrôle judiciaire de ces interceptions, mais la création d’un « Groupement Interministériel de Contrôle » rattaché au Premier Ministre… Quand on sait que la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité ne peut pas alerter la justice si le dossier est secret défense, et qu’elle n’a pas de pouvoir de sanction, on peut douter de l’efficacité de ce contrôle qui n’étant pas judiciaire, n’est pas démocratique. Loin de nous pourtant l’idée de crier à la dictature orwelienne, mais l’insoutenable légèreté du Gouvernement en la matière est coupable. A moins qu’il ne s’agisse d’une véritable conviction sur la nécessité d’un contrôle étendu des citoyens… Quand on se remémore la campagne menée par le Parti socialiste contre la loi Hadopi accusée de tous les maux, on ne peut s’empêcher de trouver que nombre de ses responsables ont la mémoire courte.

Internet et son champ infini d’innovation supposent la confiance plus que le contrôle ou la coercition. Si Mark Zuckerberg est un génie, la société qu’il entend dessiner où la vie privée deviendrait une aspiration ringarde ne nous convainc pas (« privacy is no longer a social norm »). Nous avons le droit au respect de notre vie privée et de nos données personnelles, le droit de savoir quelle utilisation en est faite. Les acteurs économiques ont le devoir d’être transparents. A l’Etat de montrer l’exemple.

Pour cela, il faut tout d’abord repenser entièrement le rôle de la CNIL. Elle demeure une instance indispensable du contrôle démocratique ; elle a d’ailleurs noué des relations fortes avec ses homologues européens pour parvenir à une doctrine commune de protection des données personnelles et des libertés individuelles. Il faut redéfinir son rôle, ses modalités d’action, et de sanction, le cas échéant. Nous devons conduire une réflexion plus vaste sur la souveraineté numérique. Nationale ou européenne, c’est celle qui permettra de soumettre à des lois que les citoyens ont votées, avec un contrôle émanant d’eux-mêmes, l’utilisation de leurs données personnelles. C’est elle qui verra l’émergence de vrais champions nationaux et européens qui organiseront demain les écosystèmes numériques dont lesquels nous évoluons et consommons. Il nous faut enfin conduire une réflexion sur la nécessité de règles fiscales harmonisées, et obtenir, de manière concertée, de véritables systèmes de rémunération des contenus qui font vivre aujourd’hui ceux qui les agrègent ou les utilisent de manière commerciale, au préjudice de leurs créateurs.

Tant du point de vue des libertés que de l’économie, ce débat devient nécessaire. Loin des décrets posés discrètement sous le sapin de Noël, des mesures adoptées sans vision d’ensemble, il est temps de poser ce débat pour ce qu’il est : un débat profondément politique qui doit intéresser tous les citoyens Français et Européens, et sur lesquels les partis doivent construire une vision et une doctrine.

décembre 23, 2014

[Interview] « Nicolas Sarkozy, 1er bilan » (TV Fil 78)

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Retrouvez mon interview sur TV Fil 78 (de 16’30 jusqu’à la fin)

TVFIL78