Les agences de notation ne cessent depuis la crise des subprimes d’être l’objet de critiques : elles auraient d’abord été trop lâches dans leur notation pour finalement être aujourd’hui trop sévères avec les Etats quand elles en dégradent les notations.
Pourtant, les agences de notation ne font que constater une situation bien connue mais sous évaluée depuis longtemps : les gouvernements successifs, y compris en France, ont préféré souvent la facilité en ayant recours à l’emprunt et au déficit… s’éloignant dès lors des règles contraignantes dont ils s’étaient dotés lors du Traité de Maastricht.
Et il est peut être même « heureux » de craindre aujourd’hui la sévérité des agences : il s’agira pour les gouvernements de conduire des politiques soutenables budgétairement et de mener les réformes structurelles qui s’imposent. A cet égard, il est tout de même incroyable de voir aujourd’hui le Parti Socialiste promettre le retour de la retraite à 60 ans (infinançable) ou refuser de voter la règle d’or budgétaire…
D’autre part, la perspective d’une dégradation de la note de la France n’est pas envisagée par les agences de notation qui saluent les efforts budgétaires de la France.
Efforts d’avenir et de responsabilité au regard des mesures annoncées par le Premier Ministre François Fillon et la Ministre du Budget Valérie Pécresse : ces mesures permettront de réaliser des économies de l’ordre d’un milliard d’euros dès cette année et 11 milliards d’euros l’an prochain (répartis à peu près également entre l’Etat et la Sécurité sociale), abaissant à 4,5 % (au lieu de 4,6 %) l’objectif de déficit public l’an prochain.
Et si la responsabilité était au coeur des enjeux de la campagne présidentielle ?…


