avril 24, 2013

« La République aura le dernier mot si… »

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Ci après la tribune que j’ai cosignée avec Joshua Adel (délégué général du think tank La Forge, PS)

et Jean-François Martins (Conseiller de Paris, Modem) qui a été publiée par Mediapart.

 

« La République est assiégée par les loups ! » Pour exaltée qu’elle paraisse, cette crainte est aujourd’hui dans toutes les têtes. D’aucuns, parmi les plus anciens, les plus raisonnables ou les mieux installés dans le système, nous reprocheront là un accès de grandiloquence lié à notre jeunesse militante qui, au moindre coup de force, se croit en « résistance » ou se prend à rêver des barricades.

On connaît l’histoire de l’enfant qui criait au loup. Il y a onze ans, au soir d’un 21-Avril resté comme une tentative de suicide de la démocratie, le loup est vraiment venu. Jean-Marie Le Pen, candidat du FN héritier du régime de Vichy et de l’Algérie française, se qualifiait légalement pour le second tour de l’élection présidentielle. Jacques Chirac avait alors refusé le débat d’entre-deux-tours : on ne discute pas recettes de cuisine avec un anthropophage.

Le même esprit de « front républicain » nous guide aujourd’hui face à la radicalisation de la « Manif pour tous » et à la structuration d’une extrême droite en ballerines, sous-entendu respectable, à travers le « Printemps Français ».

Le « mariage pour tous » est une conquête, celle de l’égalité des droits. Une conquête de la République qui donne à tous ses citoyens les mêmes droits, accorde à tous ses enfants les mêmes protections.

On peut marcher pour l’égalité des droits, on ne peut pas marcher contre.

On peut manifester, on ne peut tolérer ceux pour qui la haine de l’autre, pour ce qu’il est, conduit à tabasser des homosexuels, à intimider des ministres, des élus et des journalistes. On ne peut appeler au « sang » et à la « guerre civile », on ne peut attaquer les forces de l’ordre aux cris de « CRS SS ».

On peut demander des clarifications nettes sur la PMA et la GPA, on ne peut citer « les lois naturelles » qui nous commanderaient et excluraient alors des millions de Français du fait de leur orientation sexuelle.

On peut s’opposer, pied à pied, dans l’hémicycle, dénoncer l’accélération du calendrier, on ne peut parler de « coup d’État » ou considérer que le « pays légal » est illégitime, ou alors la politique est morte.

Nous avons en partage un héritage commun qui nous oblige, celui du Conseil national de la Résistance et de la Libération. Nous avons Jaurès, Mendès France et de Gaulle, et non la gauche, le centre ou la droite.

Nous avons la République.

Face aux débordements, le gouvernement doit rétablir l’ordre républicain, sans ambiguïté. La « Manif pour tous » a le droit de manifester dans la rue, mais pas de verser dans la violence. L’action de la police républicaine ne suffira pas à apaiser le pays ; cette bataille se joue sur le terrain des valeurs. En laissant au « Printemps Français » le soin de prendre la rue et d’y rester, d’occuper le terrain médiatique et les esprits, nos états-majors politiques portent une lourde responsabilité dans ce climat délétère. L’allusion aux « années 1930 » est sur toutes les lèvres, bien qu’elle soit exagérée sur le plan historique. Nous avons plutôt en tête le contexte où Marc Bloch, historien et Résistant, écrivait L’Étrange défaite à l’été 1940 : « Les ressorts profonds de notre peuple sont intacts et prêts à rebondir ». Les raisons d’un sursaut démocratique sont en nous-mêmes.

Nous en sommes là.

Dans la continuité du combat des « fils de 1789 » contre les fils des « fauteurs de Contre-Révolution », dont parle Clemenceau dans un discours mémorable à la Chambre : « La Révolution est un bloc indivisible ». Nous sommes restés les mêmes, nos ennemis – ceux de la République et de la démocratie – n’ont pas changé.

Nous militons chacun dans des formations politiques s’affrontant sans concession. Mais nous faisons aujourd’hui le choix de dépasser nos clivages partisans pour fédérer nos forces sur l’essentiel : fille de la Révolution française, la République a conquis sa légalité dans la rue ; elle doit retrouver sa légitimité dans la rue face à ceux qui la défient et se voient comme le « pays réel ». Nous devons tirer toutes les conséquences politiques légitimes des collusions auxquelles nous assistons entre certaines franges de la droite extrême et l’extrême droite radical-chic de Marine et Marion Le Pen. À ce titre, l’appel de Frigide Barjot à présenter des candidats « Manif pour tous » aux municipales confirme nos craintes et nos analyses. Il en va de même pour toutes les formations à l’extrême gauche adhérant à la violence et pour les partis régionalistes qui auront à se présenter aux suffrages des Français aux élections municipales de mars 2014. Nous appelons les candidats républicains de nos partis à refuser sur leurs listes aux municipales des éléments issus des « Manif pour tous » et du Printemps Français, ainsi que les éléments issus de groupuscules révolutionnaires à l’extrême gauche.

La République aura probablement le dernier mot dans cette histoire. Mais rien n’est certain. Elle pourrait vaciller faute de républicains prompts à la défendre. Dans l’hémicycle comme dans la rue. »

mars 29, 2013

« Un Président sans cap : le retour du capitaine de pédalo »

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Retrouvez ci après mon communiqué, cosigné avec Hamida Rezeg, qui fait suite à l’intervention de François Hollande sur France 2.

mars 27, 2013

« Jusqu’à quand serons nous tétanisés par les extrêmes ? » (Tribune – Libération)

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Retrouvez ci après la tribune que je cosigne avec 10 membres de l’équipe nationale de l’UMP et jeunes élus

et qui est parue ce jour sur Libération.fr

Jusqu’à quand serons nous tétanisés par les extrêmes ?

 

Dérapages verbaux à l’extrême-gauche, poussée électorale de l’extrême-droite, et face à ces phénomènes, des grands partis sur la défensive, comme paralysés par les outrances d’orateurs populistes, déboussolés par ce flou idéologique qui sait parfaitement flatter les peurs et les inquiétudes d’un pays traumatisé par la crise… Voici le triste constat de ces derniers jours, un constat auquel nous ne saurions nous résoudre.

 

Jusqu’à quand craindrons-nous les extrêmes et quand nous mettrons nous à les combattre ? Voici la seule question qui vaille aujourd’hui, et nous avons l’impérieuse nécessité  à l’UMP d’y apporter des réponses précises. Une question sur laquelle le PS, interrogé sur un report de voix massif vers le FN dans l’Oise, bousculé par les imprécations du Front de gauche, ferait bien également de se pencher, à rebours de ses habituelles caricatures sur une droite toujours soupçonnée d’être tentée par une alliance avec l’extrême droite.

 

Pour combattre les extrêmes, il faut sortir justement de ce soupçon permanent de connivence qu’aucun acte, aucune déclaration de responsable de notre parti n’est jamais venu confirmer. Nous n’avons pas de leçon à recevoir sur ce sujet, et nous en aurons d’autant moins si nous agissons très clairement pour proposer une alternative politique claire, sans nous poser la question de notre position par rapport au FN.

 

Ce combat, il ne passe pas par l’incantation, mais par l’action.

 

Une action résolue pour l’emploi, à l’image des propositions qui ont été faites par l’UMP lors du vote sur la motion de censure à l’Assemblée Nationale : logement, services à la personne, ce sont des exemples clairs de secteurs où il y a de véritables marges de manœuvre pour lutter contre le chômage, hélas ignorées par le Gouvernement et sa folle politique fiscale. La convention sur la fiscalité organisée par l’UMP a permis aussi non seulement de dénoncer la pression fiscale toujours plus forte sur les classes moyennes, mais d’avancer des propositions plus justes sur la répartition. Ne nous y trompons pas : c’est bien le chômage, c’est bien le sentiment d’injustice face aux efforts demandés qui font le lit des extrêmes.

 

Une action résolue pour l’entreprise. La montée du vote contestataire chez les cadres du privé et les chefs d’entreprise témoigne de ce sentiment d’incompréhension d’un monde politique toujours plus coupé des réalités économiques. Non qu’ils y trouvent plus leur compte dans des partis dont le programme économique est inexistant ! Mais c’est notre faiblesse parfois à les soutenir, notre manque de considération envers eux qui se trouvent ainsi mis en lumière.

 

Une action résolue pour la refonte de notre modèle social. Comment expliquer aux retraités actuels que l’on n’a pas anticipé la démographie ? Comment expliquer aux générations futures que l’on n’a pas su gérer la dette sociale ? C’est un débat national qu’il nous faut d’urgence, des mesures encore plus courageuses, sur les retraites, sur l’assurance maladie, au risque de voir se multiplier les petits mécontentements qui finissent en protestation dans les urnes.

 

Une action résolue pour lutter contre la fraude. Cette fraude qui nous coûte, qui remet en cause les fondements de notre modèle de solidarité, qui interroge chaque Français sur son rapport avec l’un des principes fondamentaux de la République, la solidarité, qui ne peut reposer que sur la confiance. Là encore, seule une lutte énergique permettra de mettre fin à cette impression de laxisme qui conduit trop souvent au vote protestataire.

 

Une action résolue pour une Europe forte. Comment accepter les discours les plus populistes qui visent à proposer en bouc-émissaire un modèle d’organisation politique, économique et monétaire, que nous avons librement choisi et même inspiré ? Si toute institution est perfectible, alors faisons entendre notre projet pour un véritable protectionnisme européen et une intégration plus forte.

 

Une action résolue pour renforcer la sécurité dans notre pays. L’exaspération des Français en la matière est réelle, et ils demandent plus que des rodomontades ministérielles qui masquent mal le laxisme des nouvelles politiques pénales. Ils demandent de la fermeté, autant que des solutions de long terme. Nous devons trouver le bon chemin entre l’importance de la prévention et la lutte déterminée contre les nouvelles formes de criminalité.

 

Une action résolue pour la laïcité. Une fois de plus, ce principe essentiel de notre République est attaqué. N’attendons pas que de nouveaux dérapages interviennent, que les positions se cristallisent, se radicalisent, pour préciser notre vision sur ce sujet et proposer de nouvelles lois qui pourront être consensuelles si elles sont conçues dans le dialogue, dans un esprit positif, et non de réaction permanente à l’actualité comme à la pression des extrémistes de tous bords.

 

Traçons des lignes claires sur ces sujets, ne nous laissons enfermer ni par l’aile conservatrice de notre famille politique, qui rétrécit notre champ et renforce la confusion, ni par la peur de traiter de sujets qui ont été préemptés par les extrêmes et leurs fausses solutions. Sachons, comme Nicolas Sarkozy dès 2004 à la Présidence de notre parti, élargir le spectre de nos propositions pour parler au maximum de Français, sans craindre de perdre tel ou tel électorat qui de toute façon cherche plus une boussole que des positions toujours mouvantes !

 

Car comment accepter plus longtemps de n’entendre sur des thèmes aussi essentiels, aussi républicains, que l’intégration, que la laïcité, que la sécurité, que des partis qui n’ont que l’anathème, l’exclusion et des suggestions irréalistes à proposer ? Nous ne devons pas avoir peur de prendre des positions sur ces sujets, mais des positions claires, qui ne changent pas en fonction des événements ou des sondages.

 

Comment accepter que les partis qui semblent aujourd’hui le mieux parler d’Europe soient ceux qui la nient ? Comment accepter de leur laisser le monopole de la parole sur des sujets aussi essentiels que l’avenir de l’Union, de l’euro, du modèle social européen ? Nous avons là aussi une vraie réflexion de fond à mener pour renouer le fil d’une envie d’Europe avec les Français.

 

Voici des sujets que nous devons réinvestir avec nos idées, nos convictions, nos propositions, sans avoir d’œillères permanentes, sans se demander si nous risquons de perdre un électorat tenté par un vote protestataire.

 

Pour cela, il faut un sursaut républicain. Il est temps. Il faut oser avancer sans se préoccuper des extrêmes. Il faut savoir regagner la confiance des Français non par des réactions, mais par l’action.

 

Le sursaut, c’est aujourd’hui !

 

 

Aurore Bergé, Conseillère politique de l’UMP (Yvelines)

Delphine Burkli, Conseillère de Paris (Paris)

Cécilia Durieu, Secrétaire Nationale de l’UMP (Isère)

Nathalie Fanfant, Secrétaire Nationale de l’UMP (Paris)

Xavier Fournier, Secrétaire National de l’UMP (Loire Atlantique)

Sophie Gaugain, Conseillère régionale de Basse Normandie (Calvados)

Cyril Juglaret, chef de file UMP de l’opposition à Arles (Bouches-du-Rhône)

Hamida Rezeg, Secrétaire National de l’UMP, Conseillère régionale d’Ile de France (Seine et Marne)

Salima Saa, Conseillère politique de l’UMP

Sandra Saloum, Conseillère générale des Bouches du Rhône

Jean Spiri, Conseiller municipal de Courbevoie, Vice-Président de la communauté d’agglomération Seine Défense (Hauts de Seine)

Ludwig Willaume, Conseiller municipal d’opposition à Caen, conseiller de la communauté d’agglomération Caen-La Mer (Calvados)

janvier 27, 2013

Mon interview sur le mariage pour tous (RTL)

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J’étais ce matin l’invitée de la matinale de RTL pour défendre ma position sur le mariage pour tous.

L’interview est à retrouver ici

janvier 25, 2013

Débat sur le Mariage pour Tous (TV Fil 78)

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Retrouvez ici le débat auquel j’ai participé sur le mariage pour tous

janvier 10, 2013

Pourquoi j’irai marcher … le 27 janvier (tribune publiée sur Le Nouvel Obs)

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Alors que l’UMP appelle officiellement à manifester le 13 janvier prochain contre le projet de loi de « mariage pour tous », militante et responsable UMP, je préfère mêler mes pas à ceux de la marche du 27 janvier. Une marche pour la liberté. Pour mes valeurs.

 

Je ne suis pas une fervente partisane du projet de loi présenté par le gouvernement, je reste à convaincre sur certaines de ses dispositions. J’aurais soutenu sans hésitation et avec enthousiasme un texte sur l’Union civile et le statut du beau-parent tel qu’envisagé par Nicolas Sarkozy en 2007 mais auquel il avait dû renoncer devant les frilosités de sa majorité.

 

Je vois donc d’autant mieux le piège qui est tendu à ceux qui comme moi veulent être aux côtés des homosexuels et de leur légitime exigence d’égale dignité dans la société, d’égale protection par le droit mais qui restent dubitatifs face au changement de signification du mot mariage, des règles de filiation, l’accès à la PMA ou à l’adoption.

Tout en étant ouverte au dialogue et même disposée à changer d’avis, je reste encore convaincue que l’altérité homme-femme est importante au sein du couple parental. Même si les épreuves de la vie peuvent conduire à la briser, je suis mal à l’aise avec l’idée que l’État puisse créer des situations où un enfant ne vivrait pas dans cette altérité.

J’avoue ne pas comprendre les expressions « deux mamans » ou « deux papas ». Mais je ne vois pas en quoi l’homosexualité empêcherait d’être un bon parent, l’hétérosexualité n’ayant par ailleurs jamais empêché d’en faire de mauvais.

L’on ne saurait enfin arguer que la conception biologique d’un enfant est un horizon indépassable pour « faire famille », le fait d’être père ou mère, le fait d’être parent, n’a après tout jamais eu de lien consubstantiel avec la conception.

 

Je sais qu’aujourd’hui, partout en France, dans les milieux populaires ou privilégiés, urbains ou ruraux, de droite ou de gauche, des couples homosexuels conçoivent de projets parentaux et familiaux. Ils le font de la même façon que les couples hétérosexuels qui veulent un enfant. Avec certes plus de difficultés car la biologie n’est pas de leur côté mais avec autant de responsabilité et parfois plus encore car ils savent ce que leur projet a de nouveau et donc de gênant dans notre société.

Je suis sortie bouleversée des auditions des familles homoparentales organisées à l’Assemblée Nationale et heureusement retransmises. Oui, la Loi doit être générale mais quand il s’agit de la famille, il n’y a sans doute plus que des cas particuliers. Si la Loi poursuit l’objectif de protéger les plus fragiles, alors définitivement, les enfants, tous les enfants de la République, doivent être protégés. Car ici, il n’est finalement question que d’eux. Eux qui existent. Eux qui continueront à exister.

 

Je maintiens qu’il est insupportable de faire un amalgame parmi tous les opposants au mariage pour tous, arguant que cette seule opposition serait constitutive d’homophobie. Mais je suis encore plus révulsée par les amalgames et les facilités homophobes auxquels se laissent aller au grand jour certains responsables politiques de mon camp mais aussi, ne soyons pas naïfs, des responsables de gauche dans des off savamment distillés à la presse.

Je suis inquiète de la libération de sentiments et d’expressions homophobes que les opposants au projet instrumentalisent en donnant l’air de ne pas y toucher. Je considère que le Président de la République et son gouvernement sont particulièrement responsables de cette situation : en refusant le débat, en méprisant les demandes de l’opposition parlementaire, en stigmatisant ses opposants et notamment l’Eglise catholique – à laquelle, on ne saurait reprocher sa position -, ils conduisent à une situation où, quelle que soit l’issue, la société française sortira meurtrie là où elle aurait pu sortir réconciliée, quand dans leur majorité les Français étaient prêts à accepter le mariage pour tous.

Je suis également troublée de voir mon parti appeler officiellement à mobiliser comme rarement pour un sujet qu’il ne cesse pourtant de qualifier de mineur. Quel est donc ce sens invraisemblable des priorités ?

 

 

Je n’ignore rien des stratagèmes d’un gouvernement en mal de réussites et de marqueurs de son volontarisme politique. Il est plus difficile de mettre en application « mon adversaire, mon véritable adversaire, c’est la finance » qu’une réforme sociétale soutenue par la majorité des Français et qui dispose d’une majorité solide au Parlement. Il est plus difficile une fois élu de persister à « faire semblant d’être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris » comme le soulignait à raison Nicolas Sarkozy pendant la campagne. Mécontentant pêle-mêle électorats de droite et de gauche, les renonciations sont légion : exit les réformes structurelles qui devaient rythmer le début du quinquennat, exit le droit de vote des étrangers aux élections locales, exit le sauvetage de Florange, exit les baisses de dépenses et le redressement de nos comptes publics …

 

Consciente de ces ambiguïtés et de ces manquements au débat démocratique, je reste en revanche tout à fait certaine que le camp qui est le mien est celui de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. J’irai donc marcher le 27 janvier avec les militants du Mariage pour tous, même si je ne suis pas d’accord avec toutes leurs demandes car je me reconnais davantage dans leur démarche et les valeurs qui les animent. J’irai marcher parce que le projet de loi du mariage pour tous trouve chez moi moins de contestation que de soutien.

J’irai marcher pour cette petite fille née du projet partagé entre un couple de femmes et un ami homosexuel. Pour que jamais elle n’entende que l’amour qui unit ces deux femmes ou son père à son compagnon est perversion ou immoralité, pour qu’elle n’entende jamais que ses parents sont anormaux et donc qu’elle pourrait l’être elle-même.

J’irai marcher pour cet ami qui a fait au lycée une longue dépression et plusieurs tentatives de suicide. J’irai marcher parce que le taux de suicide chez les homosexuels est cinq fois plus élevé que chez les hétérosexuels et même treize fois plus élevé chez les adolescents.

J’irai marcher pour cette amie que je vois enfin heureuse et amoureuse mais qui tant qu’elle ne sera pas suffisamment autonome financièrement n’osera pas « assumer » auprès de sa famille ce qu’elle n’a pourtant ni à revendiquer, ni à cacher, juste à vivre.

J’irai marcher parce que j’ai la chance d’appartenir à une génération pour laquelle l’homosexualité n’est ni un problème, ni une chance, juste une réalité. Au nom du pacte égalitaire qui fonde notre société et sur lequel repose notre République, il est de notre responsabilité de ne pas en écarter plus longtemps l’orientation sexuelle.

J’irai marcher parce que je suis de droite et donc particulièrement attachée à la protection de la cellule familiale. Est ce que la revendication du mariage pour tous est issue des associations de défense des droits des homosexuels ? Oui, évidemment. Est ce que pour autant elle doit rester une revendication communautaire ? Non, certainement pas. Au moment même où nous pourrions nous inquiéter d’un délitement de la famille, d’une certaine désuétude du mariage sur les autres modes d’organisation sociale, ce projet est justement l’occasion de faire gagner nos valeurs.

 

A ceux qui par facilité intellectuelle diraient que je suis « moins de droite » en refusant de contester un tel projet, voire en le soutenant au nom justement de valeurs que nous devrions avoir en partage, je leur dirai que mon engagement, sincère, viscéral n’est pas à démontrer. Si leur sectarisme ne suffit pas à les discréditer, je leur dirai que David Cameron n’est pas devenu travailliste après avoir dit qu’il ferait voter une telle réforme. En marchant le 27 janvier, ce sont mes valeurs, nos valeurs, celles pour lesquelles je milite depuis plus de 10 ans, que je continuerai à défendre.

novembre 30, 2012

Plus de temps à perdre, revotons ! (tribune publiée sur LeFigaro.fr)

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Retrouvez ci après la tribune que j’ai cosignée avec 24 autres cadres et élus UMP de toute la France, publiée sur LeFigaro.fr

 

Le 18 novembre dernier, plus de 175.000 adhérents de notre parti ont pris part au vote concernant l’élection de notre nouvelle équipe dirigeante.

Un vote pour construire notre rôle d’opposition, un vote pour préparer la reconquête, un vote pour lever l’espérance auprès des Français qui ont besoin d’un grand parti de droite et du centre rassemblé, serein, déterminé, fort, capable de préparer l’alternance.

 

Force est de constater que plus de dix jours après le vote règne la plus grande confusion, alimentée matin, midi et soir sur les chaînes d’information en continu et les réseaux sociaux.

Force est de constater que nos statuts et nos instances n’étaient pas préparés à une telle élection et l’un des chantiers de la nouvelle équipe dirigeante qui sera définitivement et officiellement installée sera de veiller à leur modernisation pour l’avenir.

 

Au-delà des candidats que nous avions ou non choisis pendant ce Congrès, nous sommes avant tout des militants, fiers d’appartenir à l’UMP et mobilisés pour la reconquête.

Nous souffrons de cette situation que nous subissons, nous souffrons pour notre parti comme on souffre quand une famille se déchire et que tout le monde assiste à ce désolant spectacle.

Nous avons consacré des centaines, voire des milliers d’heures à notre parti depuis que nous en sommes membres, en tractage, en porte-à-porte, en réunions, en mobilisation.

Nous avons l’ardente obligation de comprendre le message que les Français nous ont envoyé après nos échecs et défaites successifs : investis sur nos territoires, nous nous préparons aujourd’hui afin d’être dès 2014 l’alternative crédible à la gauche.

Nous vous demandons de respecter cet engagement, de respecter les militants sans lesquels vous ne seriez pas les élus que vous êtes aujourd’hui.

De la même manière que nous nous battons pour la grandeur de notre pays, nous devons nous battre pour la grandeur de notre mouvement. C’est souvent de la base que vient le sursaut. Il est temps. Il est attendu. Il est nécessaire.

 

Aussi, nous le disons avec le plus grand respect, mais nous le disons avec fermeté à celles et ceux qui sont aujourd’hui au cœur de cette confusion généralisée :

Maintenant, ça suffit !

 

Chaque jour qui passe est un jour perdu pour l’UMP, chaque jour qui passe est un jour gagné pour le PS, le FN et même l’UDI, trop heureux de nos divisions montrées au grand jour.

Chaque jour qui passe est un jour perdu pour l’opposition, chaque jour qui passe est un jour gagné pour le gouvernement, notre rôle de premiers opposants n’ayant plus le temps d’être rempli.

 

Nous appelons sans attendre à l’organisation d’un nouveau vote placé sous le contrôle d’un comité des sages afin que le Président de l’UMP et son équipe dirigeante aient demain une légitimité politique incontestée et incontestable.

 

Nous serons capables de travailler ensemble, nous saurons surmonter les divisions, en fidélité à une promesse que le soir du 6 mai, nous avons toutes et tous faite à Nicolas Sarkozy : « protéger l’unité de la famille, quoi qu’il advienne ».

 

Aurore BERGE, Chargée de mission de la fédération UMP des Yvelines

Delphine BURKLI, Conseillère de Paris, secrétaire départementale adjointe de l’UMP Paris

Enguerrand DELANNOY, délégué UMP de circonscription de la Vienne

Adeline HUBERT, adjointe au Maire de Longjumeau, Essonne

Aurélie TAQUILLAIN, conseillère municipale déléguée de Courbevoie, secrétaire départementale adjointe de l’UMP Hauts-de-Seine

 

Frédéric AGUILERA, adjoint au Maire de Vichy, délégué UMP de circonscription, Allier

Aurélien BON, Conseiller municipal d’opposition à La Rochelle, Charente Maritime

Nejla BRANDALISE, Conseillère régionale Alsace, Haut-Rhin

Guillaume DECARD-MAKA, adjoint au Maire de Saint Raphaël, délégué UMP de circonscription du Var

Julien DIVE, conseiller municipal d’Itancourt, responsable des Jeunes Populaires de l’Aisne

Martin DOMISE, responsable de l’UMP Grandes Ecoles, conseiller municipal de Moreuil, Somme

Cécilia DURIEU, secrétaire nationale de l’UMP, Isère

Xavier FOURNIER, secrétaire national de l’UMP, secrétaire départemental adjoint de l’UMP Loire Atlantique

Stanislas FRECON, responsable des Jeunes Populaires de Haute-Savoie

Rudolph GRANIER, Président de l’Union des Jeunes pour le Progrès

Marie-Laure HAREL, Conseillère de Paris

Frédéric HUSS, délégué UMP de circonscription, Bas Rhin

Vincent JEANBRUN, Secrétaire national de l’UMP, Val de Marne

Benoit MIEGE-DECLERCQ, Chef de file de l’opposition de Saint-Yrieix, délégué UMP de circonscription de Charente

Jérome MOROGE, conseiller régional Rhône Alpes,  conseiller municipal de Pierre-Bénite, Rhône

Gauthier OSSELAND, chargé de mission UMP de circonscription, Pas de Calais

Julien RUTARD, chargé de mission de la fédération UMP du Loir et Cher

Sandra SALOUM, conseillère générale des Bouches du Rhône

Jean SPIRI, conseiller municipal de Courbevoie, Vice-Président de la communauté d’agglomération Seine Défense, Hauts de Seine

Ludwig WILLAUME, conseiller municipal d’opposition à Caen, délégué UMP de circonscription du Calvados

novembre 14, 2012

Congrès UMP – motions : je m’engage pour La Boite à Idées

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Mon portrait publié sur le site de la Boite à Idées : www.boite-idees-ump.fr !

octobre 22, 2012

Alter-Egales : à Angoulême avec Entreprendre au Féminin

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Vendredi 19 octobre, j’étais l’invitée de l’association Entreprendre au féminin Poitou Charentes avec l’une de mes co-auteures,

Elise Vouvet, engagée à l’UMP en Charente.

 

Le débat initié par l’association autour de notre essai Alter-Egales a été l’occasion de revenir sur les progrès qui restent à accomplir dans le monde professionnel afin que l’égalité hommes-femmes devienne une réalité. Si la loi existe, elle est encore trop souvent parcellaire ou insuffisamment appliquée, à l’instar de la loi sur l’égalité salariale. Au-delà de la loi, il s’agit de développer de nouveaux mécanismes ou modes d’organisation qui permettraient aux femmes … et aux hommes de concilier plus facilement vie familiale et vie professionnelle.

L’occasion pour moi de revenir sur une proposition qui me tient particulièrement à coeur : la création d’un véritable congé parental partagé entre père et mère afin que les femmes ne soient pas sans cesse ramenées à leur potentielle maternité, et que les hommes puissent exercer leur paternité sereinement.

Quand l’égalité hommes-femmes progresse, elle ne bénéficie pas qu’aux seules femmes mais bel et bien à toute la société.

septembre 19, 2012

« François Fillon, un homme de volonté et de réformes »

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(interview pour Paroles d’Actu)

Paroles d’Actu : Bonjour Aurore Bergé. Jeune responsable UMP, vous soutenez François Fillon dans la course à la présidence du parti.  Qu’est-ce qui vous inspire, vous convainc chez lui ? Pourquoi est-il votre candidat ?

Aurore Bergé : François Fillon est un homme déterminé et courageux. Il est un homme d’une intégrité et d’une exemplarité sans faille.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder le lien si fort qui l’a uni à quelqu’un qui a tant compté dans l’histoire politique française, Philippe Seguin, et la filiation évidente qui en découle.

Il suffit de remarquer la confiance que lui a témoignée Nicolas Sarkozy en le nommant Premier Ministre et en le maintenant durant tout son mandat, preuve de la loyauté et de la fidélité de François Fillon !

François Fillon est un homme de volonté et de réformes. Il a été à l’origine des plus grandes réformes de ces quinze dernières années : télécommunications, école ou retraites puis celles accomplies aux cotés de Nicolas Sarkozy. Avec le Président de la République, il a été celui qui a recommandé de tenir sur les réformes les plus difficiles, malgré l’opinion ou les sondages. C’est grâce à leur complémentarité et leur pugnacité partagée que la France a su maintenir son rang et que les Français ont été protégés.

 

Paroles d’Actu : Quel message souhaiteriez-vous adresser à toutes celles et à tous ceux de vos camarades qui eux penchent plutôt pour Jean-François Copé ? Pourquoi diriez-vous de François Fillon qu’il est l’homme dont le parti aura besoin dans les années à venir ? 

Aurore Bergé : Je leur dirais que Nicolas Sarkozy n’a pas à être remplacé, car il est irremplaçable.

Je leur dirais que je ne veux pas un clone, un sosie ou un nouveau Nicolas Sarkozy.

Je leur dirais que l’UMP a besoin d’être remise en mouvement car les Français attendent que l’opposition soit incarnée pour croire à nouveau en la droite. Ils souhaitent une opposition ferme, inflexible sur ses valeurs et responsable.

Je leur dirais que l’UMP a besoin d’être rassemblée et de rassembler l’ensemble des forces de la droite et du centre, comme cela est d’ailleurs sa vocation première.

 

Parce qu’il est le mieux à même de rassembler,

Parce qu’il est le meilleur opposant à François Hollande,

Parce qu’il est le plus crédible pour assumer et porter avec fierté le bilan du quinquennat et des réformes réalisées avec Nicolas Sarkozy,

Je leur dirais que l’UMP a besoin de François Fillon !

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