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février 05, 2011

Débat sur LFM face à Ali Soumaré, Abdelhak Kachouri et Mounir Satouri

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Débat sur LFM face à Ali Soumaré, Abdelhak Kachouri et Mounir Satouri

Vendredi 4 février, j’étais l’invitée de la radio LFM pour un débat face Ali Soumaré (PS), Abdelhak Kachouri (PS) et Mounir Satouri (EELV), tous trois conseillers régionaux d’Ile de France.

Un débat animé sur la question de la diversité en politique, de la place accordée aux « minorités politiques » et du rôle des partis politiques dans leur promotion.

Ce débat m’a notamment permis de rappeler que Nicolas Sarkozy était le Président de la République qui avait le plus fait la promotion de celles et ceux qui sont aujourd’hui des minorités en politique : place sans précédent accordée aux femmes, devenues Ministre de l’Economie, Ministre des Affaires Etrangères ou Ministre de l’Intérieur. Des femmes dont le rôle n’est pas cosmétique puisque près de 4 ans après l’élection de Nicolas Sarkozy Michèle Alliot-Marie, Christine Lagarde, Valérie Pécresse ou Roselyne Bachelot occupent encore des fonctions particulièrement importantes.

Place sans précédent accordée aux minorités visibles avec la promotion de parcours républicains exemplaires, au premier desquels se trouve la nomination de Rachida Dati au Ministère de la Justice, symbole de l’intégration et symbole de la réussite républicaine.

Réaffirmant mon opposition à la politique de quotas qui va à l’encontre des valeurs de notre République, opposée depuis toujours au communautarisme, je suis persuadée que pour notre génération et celle qui a aujourd’hui 40 ans, la question de la représentativité des candidats ne se pose pas et ne se posera pas. Nous avons grandi avec la diversité, nous avons grandi avec la parité. Ces questions sont aujourd’hui dès lors naturelles.

Suite au débat radio, un second débat était organisé avec les habitants de Mantes La Jolie. Tous quatre conviés à y participer, nos deux interlocuteurs du PS ont préféré renoncer, au dernier moment, sans explication…

Avec Mounir Satouri, Conseiller régional EELV, nous avons donc prolongé le débat devant près d’une centaine de personnes, donc plusieurs Maires-adjoints de Mantes, eux-mêmes issus de la diversité.

Ce fut l’occasion d’un appel à la citoyenneté et à la mobilisation lors des prochaines élections.

janvier 30, 2011

Ni manque de courage, ni décision politique, le Conseil Constitutionnel a dit le droit

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La décision du 28 janvier dernier du Conseil Constitutionnel fut certainement l’une des plus attendues et des plus commentées.

Pour la première fois depuis la révision de la Constitution, le Conseil devait rendre une décision suite à une Question Préjudicielle de Constitutionnalité : l’interdiction du mariage homosexuel par la loi était elle ou non conforme à la Constitution ? Au passage, cela permet de rappeler que c’est sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy que la réforme constitutionnelle a vu le jour et que c’est la majorité qui en a permis l’adoption…

A cette question, le Conseil Constitutionnel a tranché par l’affirmative : l’interdiction est conforme à la constitution, basant son argumentation sur le fait que le principe d’égalité permettait au législateur de régler des situations différentes de manière différente.

Pourtant, cette décision fut largement commentée, tant par les partisans que les opposants au mariage homosexuel.

Certains saluèrent la décision en disant que le Conseil Constitutionnel « disait non au mariage homosexuel » ce qui est faux puisque d’une part, le Conseil ne s’est pas prononcé sur cette question, d’autre part, il a précisé qu’il appartenait au législateur de se prononcer sur ce sujet.

D’autres dénoncèrent le « manque de courage » du Conseil, organe « non progressiste ». Or, il n’appartient pas au Conseil de faire la loi mais, en l’espèce de vérifier la conformité d’une loi à la Constitution, ce qu’il a fait, se basant sur des principes de droit, selon une jurisprudence constante.

Heureusement le Conseil Constitutionnel a dit le droit, heureusement le Conseil Constitutionnel n’est pas un organe politique.

Heureusement il appartient au politique de se prononcer sur ces enjeux de société, et non au juge. C’est d’ailleurs ce que l’on attend de lui.

avril 08, 2010

Le Manifeste de La Génération Sarkozy

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Nous sommes entrés en politique avec Nicolas Sarkozy, convaincus de la modernité  de sa vision et de la justesse de sa méthode. Nous sommes la « génération Sarkozy », jeunes élus et responsables politiques engagés sur tous les territoires. Nous sommes conscients de cette chance qui nous a été donnée et – plus que quiconque –, nous savons ce que le changement signifie.  

Nous ne regrettons ni nos choix, ni notre engagement. Au contraire, nous les assumons pleinement et appelons notre famille politique à les assumer tout autant.  

Cela signifie d’abord assumer ce bilan dont nous devons être fiers. La France a changé, la France est plus forte. Beaucoup des réformes faites ou en cours ne produiront leurs effets que dans quelques années ; mais peut-il en être autrement ? Réformer l’université n’augmente pas du jour au lendemain le nombre de prix Nobel français ! Tout n’a pas pu être réalisé. Qui peut nous en faire grief de bonne foi ? Des erreurs ont sans doute été commises. Mais doivent-elles faire oublier nos réussites ? Cela nous pouvons le dire et l’expliquer, mais nous n’avons pas le droit de renier nos décisions ou de faire offense aux efforts qui ont été consentis. 

Cela signifie aussi assumer qui nous sommes. Nous sommes de droite – le mot n’est ni obscène ni galvaudé. Si nous sommes convaincus qu’il nous faut tirer des enseignements de notre défaite aux élections régionales, nous sommes convaincus que le premier  d’entre eux est que nous devons être fiers de ce que nous sommes.  

Il a beaucoup été fait référence aux « fondamentaux » dans les heures qui ont suivi les résultats des élections. Que sont pour nous ces fondamentaux, ces valeurs et idées qui fondent notre conception de la France et de la République ? 

Nous croyons en l’idée de Nation, résolument moderne, mais nous croyons aussi en l’Europe. Nous revendiquons un héritage historique, une vision de la France, une tradition républicaine nourrie de grands hommes et femmes qui ont fait la droite, de symboles qui fondent l’unité de notre pays. 

Nous voulons rompre avec les conservatismes et les blocages. Nous refusons les préjugés et les tabous. 

Nous pensons que parce que la société change, nous devons savoir changer avec elle, sans nous renier. Nous ne voyons pas  dans l’écologie une mode ou un argument politique, mais bien une exigence et une marque de modernité. 

Nous pensons que les générations se doivent un respect mutuel. Nous croyons que la famille est une valeur forte et le premier creuset des solidarités.  

Nous croyons à  l’effort et en sa récompense. Nous croyons en la solidarité, mais refusons l’assistanat. Nous pensons que  la création de richesses est la première  condition à leur répartition. Nous défendons la modernisation des grandes politiques sociales afin que les jeunes générations puissent aussi en bénéficier. 

Nous croyons en la responsabilité et la liberté autant qu’en l’égalité. Mais nous récusons l’égalitarisme, non par dogmatisme, mais parce qu’il est à la fois la cause et le symptôme d’une France qui n’a pas su assurer l’égalité réelle des chances. 

Nous pensons que tout commence par l’école, le savoir, la culture.

Nous croyons au marché et au capitalisme, pourvu qu’ils soient régulés et mette l’homme et le travail au cœur de la création de richesses. Nous pensons que la France doit être forte dans la mondialisation et doit faire entendre sa voix, mais que la mondialisation doit être vue comme une chance et une opportunité. 

Nous croyons aussi en un Etat fort,  mais qui n’a pas vocation à se mêler de tout. Nous croyons à un Etat et à des collectivités modernes, exemplaires, inspirant confiance et dont la gestion est maîtrisée. Nous croyons en une décentralisation responsable et moderne.

Nous pensons que la maîtrise de l’immigration est nécessaire et que l’assimilation des valeurs républicaines et le travail sont les conditions nécessaires d’une intégration réussie.    

Nous ne pensons pas que le mot sécurité  est un  gros mot, sous prétexte que certains l’ont décrété. Nous affirmons au contraire que le droit à la sécurité pour chacun est la première des libertés.

Ce sont ces fondamentaux que nous voulons aujourd’hui rappeler. C’est autour d’eux que nous appelons la droite à se mobiliser.

A mi-parcours, faut-il nous arrêter au milieu du gué pour nous concentrer sur nous-mêmes ? La réponse nous semble évidente : s’il faut être à l’écoute, il faut aussi continuer le travail, avec fierté et détermination.

Notre avenir est devant nous. Nous avons le privilège, chacun à notre niveau, de le construire à l’image de ce que nous voulons. Nous sommes optimistes sans être naïfs. Nous sommes convaincus que faire le pari de la jeunesse, c’est insuffler un esprit nouveau en politique et donner le goût de l’engagement et du changement. 

Ce bilan de trois années d’action et la chance qui nous a été donnée, nous les devons à la victoire de 2007 et à ce prodigieux élan né durant sa préparation et dans sa foulée.

Nous sommes convaincus que sans Nicolas Sarkozy, cette dynamique n’aurait pas été possible et les jeunes que nous sommes n’auraient eu l’envie de s’engager. C’est pourquoi nous voulons que, comme en 2007, ce soit Nicolas Sarkozy qui porte les couleurs de la droite et la conduise à la victoire en 2012.

Nous disons enfin à toute la droite républicaine : souvenons-nous d’où nous venons, considérons le chemin parcouru, et regardons devant nous,  ensemble et avec la force et le volontarisme dont nous savons être animés.

Collectif Génération Sarkozy

Marie-Eugénie Bouge, élue d’opposition à Peymeinade et déléguée nationale des jeunes Populaires, et moi-même en sommes les Porte Parole

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