Nous sommes entrés en politique avec Nicolas Sarkozy, convaincus de la modernité de sa vision et de la justesse de sa méthode. Nous sommes la « génération Sarkozy », jeunes élus et responsables politiques engagés sur tous les territoires. Nous sommes conscients de cette chance qui nous a été donnée et – plus que quiconque –, nous savons ce que le changement signifie.
Nous ne regrettons ni nos choix, ni notre engagement. Au contraire, nous les assumons pleinement et appelons notre famille politique à les assumer tout autant.
Cela signifie d’abord assumer ce bilan dont nous devons être fiers. La France a changé, la France est plus forte. Beaucoup des réformes faites ou en cours ne produiront leurs effets que dans quelques années ; mais peut-il en être autrement ? Réformer l’université n’augmente pas du jour au lendemain le nombre de prix Nobel français ! Tout n’a pas pu être réalisé. Qui peut nous en faire grief de bonne foi ? Des erreurs ont sans doute été commises. Mais doivent-elles faire oublier nos réussites ? Cela nous pouvons le dire et l’expliquer, mais nous n’avons pas le droit de renier nos décisions ou de faire offense aux efforts qui ont été consentis.
Cela signifie aussi assumer qui nous sommes. Nous sommes de droite – le mot n’est ni obscène ni galvaudé. Si nous sommes convaincus qu’il nous faut tirer des enseignements de notre défaite aux élections régionales, nous sommes convaincus que le premier d’entre eux est que nous devons être fiers de ce que nous sommes.
Il a beaucoup été fait référence aux « fondamentaux » dans les heures qui ont suivi les résultats des élections. Que sont pour nous ces fondamentaux, ces valeurs et idées qui fondent notre conception de la France et de la République ?
Nous croyons en l’idée de Nation, résolument moderne, mais nous croyons aussi en l’Europe. Nous revendiquons un héritage historique, une vision de la France, une tradition républicaine nourrie de grands hommes et femmes qui ont fait la droite, de symboles qui fondent l’unité de notre pays.
Nous voulons rompre avec les conservatismes et les blocages. Nous refusons les préjugés et les tabous.
Nous pensons que parce que la société change, nous devons savoir changer avec elle, sans nous renier. Nous ne voyons pas dans l’écologie une mode ou un argument politique, mais bien une exigence et une marque de modernité.
Nous pensons que les générations se doivent un respect mutuel. Nous croyons que la famille est une valeur forte et le premier creuset des solidarités.
Nous croyons à l’effort et en sa récompense. Nous croyons en la solidarité, mais refusons l’assistanat. Nous pensons que la création de richesses est la première condition à leur répartition. Nous défendons la modernisation des grandes politiques sociales afin que les jeunes générations puissent aussi en bénéficier.
Nous croyons en la responsabilité et la liberté autant qu’en l’égalité. Mais nous récusons l’égalitarisme, non par dogmatisme, mais parce qu’il est à la fois la cause et le symptôme d’une France qui n’a pas su assurer l’égalité réelle des chances.
Nous pensons que tout commence par l’école, le savoir, la culture.
Nous croyons au marché et au capitalisme, pourvu qu’ils soient régulés et mette l’homme et le travail au cœur de la création de richesses. Nous pensons que la France doit être forte dans la mondialisation et doit faire entendre sa voix, mais que la mondialisation doit être vue comme une chance et une opportunité.
Nous croyons aussi en un Etat fort, mais qui n’a pas vocation à se mêler de tout. Nous croyons à un Etat et à des collectivités modernes, exemplaires, inspirant confiance et dont la gestion est maîtrisée. Nous croyons en une décentralisation responsable et moderne.
Nous pensons que la maîtrise de l’immigration est nécessaire et que l’assimilation des valeurs républicaines et le travail sont les conditions nécessaires d’une intégration réussie.
Nous ne pensons pas que le mot sécurité est un gros mot, sous prétexte que certains l’ont décrété. Nous affirmons au contraire que le droit à la sécurité pour chacun est la première des libertés.
Ce sont ces fondamentaux que nous voulons aujourd’hui rappeler. C’est autour d’eux que nous appelons la droite à se mobiliser.
A mi-parcours, faut-il nous arrêter au milieu du gué pour nous concentrer sur nous-mêmes ? La réponse nous semble évidente : s’il faut être à l’écoute, il faut aussi continuer le travail, avec fierté et détermination.
Notre avenir est devant nous. Nous avons le privilège, chacun à notre niveau, de le construire à l’image de ce que nous voulons. Nous sommes optimistes sans être naïfs. Nous sommes convaincus que faire le pari de la jeunesse, c’est insuffler un esprit nouveau en politique et donner le goût de l’engagement et du changement.
Ce bilan de trois années d’action et la chance qui nous a été donnée, nous les devons à la victoire de 2007 et à ce prodigieux élan né durant sa préparation et dans sa foulée.
Nous sommes convaincus que sans Nicolas Sarkozy, cette dynamique n’aurait pas été possible et les jeunes que nous sommes n’auraient eu l’envie de s’engager. C’est pourquoi nous voulons que, comme en 2007, ce soit Nicolas Sarkozy qui porte les couleurs de la droite et la conduise à la victoire en 2012.
Nous disons enfin à toute la droite républicaine : souvenons-nous d’où nous venons, considérons le chemin parcouru, et regardons devant nous, ensemble et avec la force et le volontarisme dont nous savons être animés.
Collectif Génération Sarkozy
Marie-Eugénie Bouge, élue d’opposition à Peymeinade et déléguée nationale des jeunes Populaires, et moi-même en sommes les Porte Parole